Un chemin

Muriel Ney a fréquenté plusieurs ateliers d’artistes, en France et aux Etats-Unis, elle a approfondi de multiples techniques de peinture et de dessin. Plus ponctuellement, elle a fait l’expérience de la danse, du yoga, de l’approche corporelle Feldenkrais, du chant.  Elle pratique et enseigne la méditation.

Elle a suivie une formation de quatre années  au processus de création puis à la transmission (2009-2013).

Elle a été 21 ans chercheur au CNRS et a enseigné dans le supérieur. Ses recherches les plus récentes posaient la question de comment apprendre par l’expérience.

portraitFacebookJe n’ai jamais cessé de peindre et dessiner depuis toute petite. J’ai rejoins un premier atelier à l’age de 11 ans et plusieurs autres ensuite, où j’ai expérimenté toutes sortes de techniques. La nécessité intérieure était là, je ne pouvais pas rester longtemps sans peindre, le plaisir aussi, sans que j’ai d’habileté innée. Et je faisais le plus souvent des copies de photos avec comme résultat une peinture sans aucune liberté ni personnalité.

Puis, à 36 ans, je rencontre la création avec Brigite Sénéca et au bout de près de quatre années à suivre ses ateliers et à désapprendre, j’ai vu naitre ma « première peinture », d’après des croquis du corps nu d’un modèle, une source d’inspiration qui ne s’est pas tarie depuis.

J’ai ensuite suivis la formation de Brigitte où j’ai pu faire des expériences approfondies et conscientes du processus de création en peinture et aussi en danse et en chant, et de la méditation : une formation de 3 années intitulée « art thérapie » suivie d’une année de formation à la transmission « passeur de vie ». A 46 ans, je quitte définitivement l’université pour me consacrer entièrement à la peinture !

Ensuite, je m’engage pendant cinq années dans une formation à la méditation et à « l’écoute cellulaire active » avec un groupe qui a soutenu mes pas pour prendre des risques dans tous les domaines, surmonter mes peurs et mes limites, découvrir et accomplir qui je suis…

J’ai longtemps été attirée par le nouveau, l’inconnu, et en même temps raisonnable et rationnelle. Cela et l’amour des mathématiques m’avaient conduite à devenir chercheur CNRS et enseignante (en physique, en écologie puis en éducation), taraudée par la question constante de « à quoi ça sert » et « à quoi je sers ».

Aujourd’hui, c’est la peinture qui donnent du sens à ma quête, à ma vie. J’ai trouvé ma voie : transmettre mon expérience du processus de création et de la méditation, accompagner les autres dans leurs recherches, les aider à réveiller leur sensibilité, leur confiance, à oser leur beauté !

Photo : Craig Sutton 2016